Bassin et tourbières du Congo, Pétition pour que l’enquête de TV5 Monde ne reste pas lettre morte
Depuis deux ans, l’OPET-BC porte le projet d’organiser à Paris une conférence internationale sur les tourbières du Congo, afin de marquer le 10e anniversaire de la COP21. Cette initiative est connue par les instances onusiennes, Matignon, le Quai d’Orsay ainsi que le ministère de l'Écosystème et de l'Environnement. La remarquable enquête récemment diffusée en plusieurs épisodes du 07 au 11 avril 2026 par TV5Monde, « Congo : Jusqu'à la dernière grume », vient de confirmer avec force l’urgence absolue d’une telle démarche. Alors que l'agenda politique peine parfois à s'aligner sur l'urgence climatique, particulièrement à l'approche des prochaines échéances présidentielles, le travail d'investigation des médias constitue un levier citoyen capital. Afin que ces révélations dramatiques ne restent pas lettre morte et pour pousser les décideurs institutionnels à agir SOUTENEZ CETTE PÉTITION.
Philippe Assompi
6/4/20264 min read


Sauvons les tourbières du Bassin du Congo : un appel mondial pour le climat, la paix et l’avenir de l’humanité
En 2015, la COP21 à Paris a marqué un tournant majeur dans la lutte contre le changement climatique. Dix ans plus tard, l’urgence écologique impose de placer les tourbières du Bassin du Congo au cœur de l’action internationale.
Découvertes en 2014 dans la Cuvette Centrale, ces tourbières constituent l’un des plus importants réservoirs de carbone tropical au monde. Réparties entre la République démocratique du Congo et la République du Congo, elles jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat mondial. Leur destruction entraînerait le rejet de quantités massives de carbone aux conséquences irréversibles.
Pourtant, cet écosystème unique est aujourd’hui gravement menacé. L’enquête diffusée par TV5 Monde en avril 2026 sur l’exportation illégale de bois dans le Bassin du Congo révèle l’ampleur de la déforestation et l’urgence d’agir.
Face à cette situation, l’inaction n’est plus acceptable.
Une conférence internationale à Saint-Denis en Décembre 2026
Pour célébrer le dixième anniversaire des Accords de Paris et relancer l’ambition climatique mondiale, l’Organisation pour la Protection, la Préservation et la Promotion de l’Écosystème des Tourbières du Bassin du Congo porte le projet d’une Conférence Internationale sur les Tourbières du Bassin du Congo prévue à Saint-Denis en décembre 2026.
Dix ans après la COP21 organisée au Bourget, le territoire de la Seine-Saint-Denis pourrait redevenir un lieu central de la diplomatie climatique mondiale. Fort de l’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, Saint-Denis dispose des capacités nécessaires pour accueillir un sommet international majeur consacré à la protection des grands puits de carbone de la planète.
Cette initiative, déjà portée à la connaissance des institutions françaises et onusiennes, vise à faire émerger des solutions concrètes et coordonnées à l’échelle internationale.
Un appel à la science, aux décideurs et à la société civile
Nous lançons un appel historique aux scientifiques qui ont révélé au monde l’existence et l’importance planétaire des tourbières du Congo :
· Greta Dargie
· Simon Lewis
· Suspense Averti Ifo
Leur autorité scientifique sur la Cuvette Centrale est incontestable. Aujourd’hui, leurs découvertes doivent devenir des solutions concrètes de conservation durable. Face à l’urgence climatique, leur mobilisation et celle de la communauté scientifique internationale sont indispensables. Cette conférence doit devenir un point de convergence entre la science, les décideurs politiques, les institutions financières, les populations congolaises dans toute leur diversité, la jeunesse et la société civile mondiale.
Saint-Denis, un symbole d’avenir
Nous avons sollicité Monsieur Bally Bagayoko, Président de Plaine Commune et Maire de Saint-Denis/Pierrefitte, en vue d’un partenariat pour l’organisation de cette conférence.
Saint-Denis, dotée d’infrastructures modernes issues des Jeux Olympiques, peut devenir un symbole mondial de la transition écologique, de la coopération internationale et de l’innovation climatique.
La jeunesse face au défi climatique : une opportunité d’avenir
La protection des tourbières du Bassin du Congo représente également une opportunité majeure pour la jeunesse, en matière d’emplois verts, de formation, d’innovation et de coopération durable entre l’Afrique et l’Europe.
Cette ambition rejoint profondément les aspirations des nouvelles générations. Selon une étude publiée par
Cadremploi autour du « Scénario Paris 2015 », les jeunes considèrent la lutte contre le réchauffement climatique comme un moteur d’emplois, d’innovation et de relance économique.
Les métiers liés à la transition écologique incarnent pour eux un espoir concret d’avenir. La préservation des tourbières du Congo peut ainsi devenir un levier de développement durable, de transmission des savoirs et de création de nouvelles perspectives économiques pour la jeunesse africaine et européenne.
Un appel aux artistes franco-congolais et belgo-congolais
Ce que Charles Aznavour a accompli pour l’Arménie doit inspirer une mobilisation culturelle internationale en faveur des tourbières du Congo.
Nous appelons les artistes franco-congolais et belgo-congolais, Damso, Maître Gims, Passi, Youssoupha, Shay, Niska, Fally Ipupa, Ferré Gola, Sista Becky, Gradur, Ninho, Gazo, SDM, Dadju, Naza et bien d’autres, à unir leurs voix pour cette cause universelle.
Leur influence dépasse les frontières. Leur engagement pourrait transformer ce combat écologique en mouvement mondial populaire capable de sensibiliser des millions de citoyens, notamment la jeunesse africaine, européenne et internationale.
Sauver les tourbières du Congo, c’est protéger l’un des plus grands poumons verts de l’humanité. C’est défendre la biodiversité, les peuples forestiers, la stabilité climatique mondiale et l’avenir des générations futures.
Nous demandons :
1. L’organisation en décembre 2026 à Saint-Denis d’une Conférence Internationale sur les Tourbières du Bassin du Congo;
2. La mobilisation des Nations unies, de l’Union européenne, de l’Union africaine et des États concernés ;
3. La création d’un fonds international de protection des tourbières du Congo ;
4. Le renforcement de la lutte contre la déforestation illégale ;
5. L’implication de la jeunesse, des scientifiques, des artistes et de la société civile mondiale ;
6. La reconnaissance des tourbières du Congo comme patrimoine écologique stratégique mondial.
Signer et faire signer, c’est agir
Le climat n’a pas de frontières.
L’Afrique centrale joue un rôle vital dans l’équilibre de la planète.
Il est encore temps d’agir.
En décembre 2026, Saint-Denis peut devenir un symbole mondial de la protection des grands puits de carbone.
Sauvons les tourbières du Bassin du Congo. Sauvons notre avenir commun.
Philippe Assompi
Président de l’OPET-BC


