Le Souffle du Congo » : quand la musique devient la voix des tourbières du Bassin du Congo

Un single pour faire connaître au monde les tourbières du Bassin du Congo et mobiliser artistes, diasporas et jeunes générations autour de leur préservation.

OPET-BC

8/16/20263 min read

Plus de 10 000 ans d’histoire naturelle entre les deux Congo

Au cœur du Bassin du Congo s’étend l’un des plus vastes complexes de tourbières tropicales de la planète. Formées depuis plus de 10 000 ans, ces terres gorgées d’eau constituent un patrimoine naturel exceptionnel partagé principalement entre la République démocratique du Congo et la République du Congo.

Elles renferment environ 30 milliards de tonnes de carbone, accumulées au fil des millénaires. Leur préservation dépasse donc largement les frontières des deux Congo : elle constitue un enjeu climatique mondial.

Préserver les puits de carbone : une responsabilité devenue mondiale

Déforestation, exploitation des ressources naturelles, projets pétroliers, assèchement des sols : les pressions exercées sur cet écosystème font peser le risque de libérer dans l’atmosphère une partie du carbone qu’il renferme.

Protéger les tourbières du Bassin du Congo, c’est donc protéger un immense puits de carbone naturel, mais aussi préserver les territoires dont dépendent les populations qui y vivent.

Du Congo à la France, une même urgence climatique

Des régions françaises frappées par les canicules aux territoires ravagés par les incendies, le dérèglement climatique rappelle qu’aucune frontière ne protège de ses conséquences. Préserver les immenses réserves de carbone des tourbières du Bassin du Congo n’est donc pas seulement une cause congolaise ou africaine : c’est aussi la nôtre. La lutte contre le réchauffement climatique exige une vision globale, panoramique : protéger un écosystème majeur à des milliers de kilomètres, c’est aussi contribuer à préserver notre avenir commun.

Sortir d’une écologie pensée sans les populations locales

La protection des tourbières ne pourra être durable si elle se construit sans les populations congolaises. Préserver ne peut signifier condamner des territoires à la pauvreté au nom de la lutte contre le changement climatique.

Contrairement au modèle extractif traditionnel, fondé sur l’attribution de concessions aux entreprises, la préservation durable des tourbières du Bassin du Congo doit s’appuyer sur des mécanismes financiers incitatifs permettant d’associer directement les populations locales à la protection et à la gestion de leur environnement.

La transition doit au contraire permettre de concilier protection de l’environnement, amélioration des conditions de vie et développement économique local. Les populations doivent pouvoir trouver dans la préservation de leur environnement un intérêt concret et devenir les premières gardiennes de ce patrimoine.

« Le Souffle du Congo » : faire entrer la culture dans la mobilisation climatique

C’est de cette conviction qu’est né « Le Souffle du Congo », une initiative de l’OPET-BC qui fait le pari de la musique pour porter la cause des tourbières au-delà des cercles des initiés.

Parce qu’une chanson peut voyager là où un rapport scientifique ne parvient pas toujours à aller, le projet entend toucher une nouvelle génération et faire de la culture un véritable relais de sensibilisation.

La diaspora congolaise possède à cet égard un formidable atout : ses artistes

Le rap français et belge compte de nombreux artistes issus des diasporas des deux Congo, dont l’audience touche des millions de jeunes bien au-delà de leurs pays d’origine. Leur mobilisation peut contribuer à attirer davantage de financements climatiques vers la préservation des tourbières, mais aussi vers l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Car protéger durablement ces écosystèmes suppose d’associer directement les Congolais à leur préservation et de leur donner les moyens d’en devenir les premiers gardiens. C’est dans cet esprit que l’OPET-BC défend la création d’un fonds international sous l’égide des Nations unies, associant étroitement la société civile à sa gouvernance afin de garantir transparence et efficacité.

De Kinshasa et Brazzaville à Paris et Bruxelles

La musique peut créer ce pont entre les deux Congo, leurs diasporas et le reste du monde. « Le Souffle du Congo » est ainsi un appel adressé aux artistes : devenir les passeurs de ce souffle, amplifier le message et permettre à une cause encore trop méconnue de toucher le grand public.

Une mobilisation des artistes franco-congolais et belgo-congolais pourrait, à son tour, entraîner d’autres artistes européens et africains et donner à la protection des tourbières une visibilité nouvelle.

Une écoute peut devenir un geste

« Le Souffle du Congo » ne prétend pas, à lui seul, sauver les tourbières. Il veut créer une étincelle : faire connaître, sensibiliser, mobiliser et transformer progressivement l'attention en action.

Chaque écoute, chaque partage, chaque artiste qui s’engage peut contribuer à élargir le cercle de celles et ceux qui refusent de voir disparaître silencieusement cet écosystème exceptionnel.

Des deux Congo au monde, faisons entendre Le Souffle du Congo.

Regardez et partagez le teaser officiel
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sauvonslestourbieresducongo@gmail.com